Chirurgie de l’incontinence

Quand envisager la chirurgie de l’incontinence?

La chirurgie de l’incontinence urinaire s’adresse principalement à l’incontinence d’effort, lorsque les fuites surviennent lors de la toux, du rire ou du sport . Une évaluation uro-gynécologique complète précède toute intervention afin de choisir la solution la plus adaptée et de vous informer clairement sur les bénéfices et les risques. Selon les indications, une bandelette sous-urétrale ou d’autres techniques comme le dépôt péri-urétral de gel (par exemple Bulkamid) peuvent être proposées pour mieux soutenir l’urètre et réduire les fuites . Le geste est généralement court, avec hospitalisation de durée limitée et reprise rapide des activités quotidiennes, en évitant les efforts importants durant quelques semaines.

Solutions

Depuis plusieurs années des injections périurétrales d’agents de comblement ont été proposées pour le traitement de l’incontinence urinaire à l’effort, avec des succès variables. Une revue systématique récent Cochrane a retrouvé 14 essais randomisés sur ce sujet. (ref 1) Ces essais sont trop petits et de qualité insuffisante pour permettre une méta-analyse. Toutefois, cette méthode pourrait s’avérer efficace et cost-effective, au moins à court terme. Lors de notre réunion d’urogynécologie au MAH, la Professeure Annette Kuhn de l’Inselspital à Berne nous a présenté des résultats plus qu’intéressants et sa longue expérience des injections de gel de polyacrylamide (Bulkamid), rapportée dans diverses publications. (ref 2) Ce traitement est également cité dans la nouvelle mouture, très prudente, des recommandations du NIH anglais. (ref 3)

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Témoignages

Ce que disent nos patients traités par laserthérapie

Mon confort, tant au niveau de la marche, de la position assise, de la conduite, ainsi que du sommeil, s’est indiscutablement amélioré. Je considère donc que les interventions précitées sont une réussite et vous en remercie.

Les injections urétales

Les recommandations du NIH indiquent que ce traitement peut être proposé si une autre solution chirurgicale n’est pas appropriée ou souhaitée par la patiente. Par exemple, pour les femmes souffrant d’incontinence urinaire sans hypermobilité de la jonction urétro-vésicale ou après échec de traitement chirurgical. Il faut informer les patientes du caractère non résorbable du produit et du risque de traitements répétés. Un risque faible de rétention urinaire post-opératoire est également présent. Le remboursement du produit n’est pas à la charge obligatoire de l’assurance. La SSGO a publié un modèle d’information et de consentement pour cette intervention. (ref 4)

Un des aspect les plus intéressants est le caractère peu invasif. Les patientes ressentent très peu ou pas de douleurs. Nous avons réalisé cette intervention en anesthésie générale, en anesthésie locale avec sédation, et même en anesthésie locale simple. L’hypnose peut aussi avoir une place dans ce cadre. N’hésitez pas à en parler, nous consulter et nous adresser les patientes pouvant bénéficier de ce traitement.

Références

  1. Kirchin V et al. Urethral injection therapyfor urinary incontinence in women. Cochrane Database of Systematic Reviews 2017. https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD003881.pub4/epdf/abstract
  2. Mohr, S. Bulking agents: an analysis of 500 cases and review of the literature. International urogynecology journal, 2013. https://boris.unibe.ch/16481
  3. Urinary incontinence and pelvic organ prolapse in women: management. NICE guideline [NG123]. 2019. https://www.nice.org.uk/guidance/ng123/chapter/Recommendations#surgical-management-of-stress-urinary-incontinence
  4. https://www.sggg.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/3_Fachinformationen/3_Aufklaerungsprotokolle/Fr/Protocole_information_injection_dans_le_col_de_la_vessie_traitement_incontinence_urinanre.pdf